MEGA cloud : le stockage chiffré derrière mega.nz

MEGA cloud désigne le service de stockage en ligne de l’entreprise néo-zélandaise MEGA, accessible depuis mega.nz. La plateforme propose 20 Go d’espace gratuit chiffré de bout en bout, une générosité rare parmi les services de stockage chiffré. Fondée par Kim Dotcom en janvier 2013, elle revendique aujourd’hui plus de 210 millions de comptes créés et 10 millions d’utilisateurs actifs chaque jour.

MEGA, le service derrière mega cloud

Le nom mega nz vient directement du domaine historique du service, lancé quelques mois après la fermeture de Megaupload par le FBI, dans cet univers du stockage chiffré où la protection des données prime sur tout le reste. L’entreprise reste basée à Auckland et soumise à la juridiction néo-zélandaise. Ses premières années ont été marquées par des rachats d’actions contestés, notamment ceux de deux investisseurs chinois accusés d’opacité, ce qui a nourri la méfiance d’une partie des utilisateurs. Le service s’est depuis stabilisé et le chiffrement des données reste géré côté utilisateur, indépendamment des changements d’actionnariat survenus au fil des années.

Quel espace offre mega stockage gratuitement ?

Le compte gratuit inclut 20 Go de stockage permanent, la base la plus généreuse du marché sans abonnement. Beaucoup d’utilisateurs cherchent en réalité mega stockage pour désigner cette offre, qui grimpe temporairement jusqu’à 50 Go grâce à des bonus limités dans le temps :

  • 20 Go pour l’installation du client MEGA Sync
  • 15 Go pour l’application mobile
  • 10 Go en parrainant un proche

Ces bonus expirent entre 180 et 365 jours, contrairement aux 20 Go de base qui restent acquis durablement. La capacité annoncée à l’inscription redescend donc mécaniquement une fois les délais passés.

Le chiffrement de bout en bout, un vrai rempart pour les données

Chaque fichier téléversé est chiffré en AES avec une clé dérivée du mot de passe principal, avant même de quitter l’appareil de l’utilisateur. Ni MEGA ni un tiers ne détient cette clé, ce qui rend les données illisibles en cas d’accès non autorisé aux serveurs. Une clé de récupération générée à la création du compte permet de restaurer l’accès en cas d’oubli du mot de passe, faute de quoi le compte devient définitivement inaccessible. Les serveurs sont répartis en Nouvelle-Zélande, en Australie et dans plusieurs pays européens (France, Allemagne, Espagne, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas), sans aucune donnée stockée aux États-Unis. Depuis 2018, MEGA applique les principes du RGPD à l’ensemble de ses utilisateurs, pas seulement aux Européens.

Les tarifs des abonnements payants

Au-delà du forfait gratuit, MEGA propose quatre formules avec des capacités bien supérieures à la moyenne du secteur :

Offre Prix mensuel Stockage inclus
Pro I 9,99 € 2 To
Pro II 19,99 € 8 To
Pro III 29,99 € 16 To
Business 15 € / utilisateur Illimité (3 comptes minimum)

Ces tarifs se situent dans la moyenne haute du secteur mais chaque palier inclut un transfert équivalent au stockage, un chat chiffré et des réunions vidéo sécurisées, quand des concurrents facturent ces options séparément. Pour un usage strictement personnel, l’espace gratuit couvre déjà la majorité des besoins.

Comment partager des fichiers en toute sécurité ?

Un clic droit sur un dossier ou un fichier génère un lien MEGA, protégeable par un mot de passe distinct de celui du compte. Les destinataires accèdent au contenu partagé sans créer de compte MEGA. Un second mode, réservé aux échanges entre membres, autorise des permissions précises (lecture seule, modification, suppression) et, pour les comptes payants, une date d’expiration. MEGAbird, le module de messagerie intégré, ajoute l’envoi de pièces jointes volumineuses par email sans passer par le stockage classique.

Les limites de MEGA face aux alternatives

La synchronisation reste basique : MEGA ne compresse pas les fichiers avant transfert et retélécharge l’intégralité d’un document modifié plutôt que ses seules modifications, ce qui ralentit les sauvegardes volumineuses. Aucune application tierce type Microsoft Office ou Google Docs ne s’intègre à l’interface, un frein réel pour le travail collaboratif au quotidien. Les vitesses de téléchargement mesurées par plusieurs comparatifs restent également inférieures à celles de services concurrents sur des fichiers lourds. Pour qui envisage une alternative à google drive plus tournée vers la bureautique partagée, mieux vaut comparer cette piste séparément tant les besoins diffèrent d’un usage à l’autre. Une solution européenne comme Proton Drive mérite aussi le détour : notre proton drive avis détaille ses atouts en matière de confidentialité. Le stockage chiffré reste un terrain où chaque service fait des arbitrages différents entre sécurité, vitesse et collaboration.