Télécharger Tor : la seule source fiable et la marche à suivre

Le réseau Tor protège l’anonymat en ligne mais cette protection perd tout son sens si le navigateur provient d’une source douteuse. Télécharger Tor se résume à un geste simple : passer par torproject.org, le site officiel du Tor Project, jamais par un intermédiaire. Cette page détaille la procédure plateforme par plateforme et les vérifications à effectuer pour confirmer que le fichier reçu correspond à celui publié par les développeurs.

Pourquoi se limiter au site officiel du Tor Project ?

Les moteurs de recherche affichent souvent des portails génériques (Softonic, Uptodown, Clubic) qui référencent Tor Browser aux côtés de centaines d’autres logiciels. Ces plateformes laissent le fichier intact dans la plupart des cas mais ajoutent un intermédiaire inutile : rien ne garantit qu’un miroir tiers propose la dernière version corrigée des failles connues.

Le Tor Project distribue chaque version sur torproject.org, avec un exécutable par système et une signature destinée aux utilisateurs avancés, dans la continuité du fonctionnement général de tor. Télécharger Tor depuis cette page unique supprime toute étape entre l’éditeur et l’utilisateur.

Quelles plateformes peut-on utiliser pour installer Tor ?

Le Tor Project publie une version pour chaque système d’exploitation courant. Le tableau ci-dessous résume les formats proposés.

Plateforme Format du fichier Source recommandée
Windows .exe torproject.org
macOS .dmg torproject.org
Linux .tar.xz torproject.org
Android .apk torproject.org, Google Play ou F-Droid

Sur Android, trois canaux officiels coexistent : le site lui-même, la fiche Google Play publiée par The Tor Project Inc. et le dépôt F-Droid maintenu par le Guardian Project. Chacun mérite une vérification rapide de l’éditeur affiché avant l’installation.

Comment repérer une fausse version de Tor Browser ?

Des sites imitent l’apparence de torproject.org ou proposent des versions « modifiées » ou « boostées », parfois packagées avec d’autres logiciels. Ces variantes cachent parfois un logiciel espion qui annule l’intérêt même d’utiliser Tor.

Quelques signaux alertent avant tout clic sur « installer tor » :

  • un nom de domaine qui ressemble à torproject.org sans en être une copie exacte
  • un installateur groupé avec une barre d’outils ou un programme non demandé
  • une version distribuée uniquement via un forum, un torrent ou un lien raccourci
  • l’absence de fichier de signature ou de hash à côté du téléchargement
  • un éditeur différent de « The Tor Project Inc. » sur les stores mobiles

Un fichier qui ne vient pas de torproject.org, de Google Play ou de F-Droid reste suspect, même si l’interface copie l’originale trait pour trait.

Faut-il vérifier la signature après le tor download ?

Pour un usage occasionnel, l’origine du fichier suffit dans la majorité des cas. Les journalistes, avocats et lanceurs d’alerte gagnent à pousser la vérification plus loin.

Le Tor Project publie, à côté de chaque exécutable, un fichier de signature au format .asc. Un logiciel GPG confronte cette signature à la clé publique officielle du projet : la mention « bonne signature » confirme que le fichier reste authentique depuis sa publication. Une méthode plus rapide, moins robuste, consiste à comparer le hash SHA256 du fichier téléchargé à la valeur publiée sur la page de téléchargement. Un hash différent révèle une modification ou une corruption du fichier : mieux vaut alors renoncer à l’installation.

Que faire une fois Tor Browser installé ?

L’installation terminée, le navigateur bascule en mode protégé dès le premier lancement : aucun module complémentaire à ajouter, aucun réglage technique préalable. L’usage quotidien du tor web browser, ses réglages de sécurité et ses particularités de navigation forment un sujet à part entière. La version tor mobile, disponible sur Android, répond elle aussi à des questions propres (permissions, autonomie, compatibilité) qui méritent leur propre page. Dans les deux cas, le fichier d’installation vient exclusivement des canaux listés plus haut, jamais d’un lien reçu par message ou d’un site non vérifié.